Pourquivons sur notre série d’article sur la Génération Y et l’innovation Managériale avec L’individualisme. Il est assez fréquent de reprocher à la « génération Y » son individualisme.
Mais qu’entend-on par là ? Il règne une certaine confusion entre « égoïsme », « égocentrisme » et « individualisme ».
Si l’égoïsme consiste à se préoccuper essentiellement de son plaisir ou de son intérêt (sans prise en considération de l’autre), ce n’est pas le cas de l’égocentrisme dont le but est de reconnaître et satisfaire ses besoins dans le respect de l’autre (c’est d’ailleurs ce que tout bon thérapeute ou coach fait lorsqu’il accompagne une personne).
Différent, l’individualisme est une tendance qui fait prévaloir l’individu sur toute autre forme de réalité. Dans le contexte d’entreprise, l’individualisme accorde plus d’importance à l’humain qu’à l’économique (cf le mouvement « les indignés »).
Il y a également autour de cette notion la volonté de prendre en considération les besoins spécifiques de chaque individu. C’est une des principales difficultés que rencontrent les entreprises qui se sont engagées dans la voie de la réduction du stress au travail : comment une entreprise peut-elle satisfaire chaque individu qui a sa propre définition des conditions du bonheur ?
Quand les baby-boomers critiquent ce qu’ils ont initié
Il est toujours amusant d’observer certains seniors décrier les comportements individualistes des juniors alors qu’ils sont en grande partie responsables de ce mode de pensée (aucun junior n’a lancé de pavé sur les forces de l’ordre en 1968). Ce courant philosophique s’est par la suite transformé en mode de gestion en vue de valoriser la contribution individuelle : rémunération variable, objectifs individuels… A bien y réfléchir l’individualisme revendiqué par la « génération Y » s’inscrit dans la continuité des revendications de leurs ainés, même s’il elle s’avère légèrement différente : primauté de l’humain, aménagement du temps de travail et dernièrement sélection de ses outils de travail à en juger par le phénomène « Bring Your Own Device » né aux Etats-Unis en 2009.
Répondre aux besoins individuels augmenterait-il la performance ?
C’est ce que semblent croire certaines entreprises, telles que :
- Semco au Brésil, permet à ses salariés de choisir l’équipement de travail qu’ils souhaitent dans le respect d’une enveloppe budgétaire
- Renault a signé un accord d’entreprise en 2007 afin de permettre à ses salariés de travailler à domicile entre 2 et 4 jours par semaine (cible affichée : 10.000 personnes)
- SAS offre la possibilité à leurs ingénieurs d’adapter leurs horaires de travail en fonction de leurs rythmes de créativité, conscient qu’il est impossible d’être inspiré dans une plage horaire fixe;
- WL Gore embauche ses futurs collaborateurs sur des missions et non via une description de poste. Les premiers mois, les nouveaux collaborateurs passent par plusieurs équipes puis font leurs choix d’affectation, sous réserve d’être « adoptés » par les équipes en question.
L’individualisme, une valeur sociétale centrale
Certaines entreprises l’ont bien compris et se sont engagées dans des stratégies de différenciation basée sur l’individualisation de leurs offres. C’est le cas de :
- Nike, qui offre la possibilité via un site internet de personnaliser ses chaussures de sport. Outre le fait de pouvoir avoir une taille différente selon le pied, vous pouvez sélectionner les couleurs (différentes) des 9 éléments de la chaussure : la base, le bout, le talon, la virgule Nike, la languette, la doublure, les lacets, les contreforts et la semelle. Il est même possible d’apposer un texte de son choix à l’arrière de la chaussure pour un faire un produit unique.
- L’opticien Atol propose depuis quelques mois une gamme de lunettes intitulée « Clip » où il est possible de sélectionner plusieurs montures aux couleurs et designs différents pour en changer quand vous le voulez, à votre guise.
Pour en revenir au management, toutes les expériences que nous avons recensées en la matière reposent sur deux valeurs principales : la confiance et la responsabilisation, ce qui nous amène à réfuter que la culture soit basée sur le « TPMG« . A suivre…
Pas de commentaire »
Cette semaine on apprend que les Y sot des piliers de l’économie solidaire tout en étant moins soucieux de l’environnement que leurs parents.
Le sujet reste toujours autant international, du Maroc à l’Auvergne.
Ca parle aussi de révolution Y avec Rafik Smati et de Génération déshéritée avec Mickaël Mangot.
Lundi
La Génération Y, un sujet pour les DRH du Maroc. Une interview de Aziz Taieb de Stroc Industrie qui décrit la Génération Y par des valeurs deindépendance, rapidité, changement et l’ouverture multiculturelle.
Dans le cadre de la cinquième édition du Printemps de l’entreprise organisé par le centre des jeunes dirigeants (CJD) de Rennes, une soirée débat a été organisée ce lundi soir au centre culturel du Triangle. Le thème : la Génération Y. Près de 500 dirigeants d’entreprises, enseignants et étudiants y étaient attendus pour entendre le philosophe Heinz Wismann.
Mardi
Les 20/30 ans prennent le pouvoir en Auvergne et se donnent les moyens de réussir titre cet article optimiste sur la Génération Y moulinoise (de Moulins). Forcément un article citant Philip k. Dick..respect. Lire la suite »
Pas de commentaire »
Génération Y. Cette semaine, du tourisme, de la musique, du Diabète en Australie, un bouquin supplémentaire sur le sujet et toujours quelques bons clichés des familles ici ou là.
Nous vous proposons aussi désormais des liens sur des articles sur le sujet provenant des US, d’Angleterre et d’Australie.
Ca parle aussi de la Génération Y en Nouvelle-Calédonie.
Lundi
New-York dévoile sa stratégie pour attirer de jeunes touristes. NYC & Company, l’office de tourisme de la ville, a présenté sa nouvelle stratégie marketing qui cible les jeunes adultes. Le segment des 18-29 ans, qui représente 30% des arrivées nationales et internationales, bénéficiera de nouvelles capacités d’hébergement à New York, avec notamment l’ouverture promise d’une cinquantaine d’auberges de jeunesse.
« Génération Y », « Génération C » et « Digital Natives » : des concepts qui plaisent aux consultants IT : Du tout et aussi du n’importe quoi en essayant de faire le tri dans les appellations d’origines incontrôlées.
Musique et Génération Y à « Le mouv » avec Christophe Chassol, qui sort « X-Pianos », un premier album très réussi chez Tricatel et Solange Bied-Charreton qui publie son premier roman « Enjoy » (Stock) ou comment un jeune homme parvient à gérer son ennui sur le web. Lire la suite »
Pas de commentaire »

Génial, c’est la crise ! La concurrence internationale n’a jamais été aussi forte, les salariés n’ont jamais eu aussi peu confiance en l’entreprise et l’Europe telle que nous la connaissons risque de disparaître ! Plein de raisons de se réinventer, de dépousiérer nos pratiques, de bousculer nos croyances, bref de se risquer dans le bizarre !
Pourquoi a t’on oublié que les plus grands succès commerciaux ont été lancé lors de crises ? Pas de Kellog’s sans crise de 29, pas de Google sans Netscape, pas d’Apple sans le départ de Jobs (le départ de 1985, pas celui de 2011). Face à la concurrrence, à la guerre des prix et à la crise, les vainqueurs ne seront pas ceux qui proposent la meilleure qualité ou le meilleur prix ! Ce seront qui sauront proposer ces deux choses tout en marquant leur différence !
Et que l’on arrête de parler d’innovation comme étant uniquement technologique ! Pourquoi parle t’on tellement de Google, de WL Gore, de Ideo, de Favi ou se Zappos ? Pas tant pour leur produits que pour leur audace et leurs modes décalés de management ! 70/20/10, design, leader naturel, sous-structure et prime de 2000$ proposés aux nouveaux salariés…pour partir ! L’invention commence ici. Lire la suite »
Pas de commentaire »
Plein d’infos cette semaine sur la Génération Y. Entre coup de gueule sur la génération Bullshit, réflexion sur le lien entre connexion et problème d’attention et gros clichés des familles, il y en a eu pour tous les goûts cette semaine.
Semaine qui a surtout été marquée par la publication de l’étude sur le risque d’internet sur la capacité à se concentrer et toujours quelques remous suite à la parution de « Génération Y vu par elle même » en début d’année.
Lundi
La Génération Bullshit de Jean-Baptiste Safron qui décrypte une étude Nielsen prouvant (encore une fois) que la Génération Y, si elle sait se servir de Facebook et l’utilise au quotidien, n’a pas pour autant la connaissance innée des outils de communication interpersonnels.
Valeurs, identité et aspirations des jeunes avant l’élection présidentielle. A quelques semaines de la Présidentielle, l’enquête Ipsos/Logica Business Consulting réalisée pour le magazine Glamour donne la parole aux jeunes, afin de cerner leur perception de la société actuelle, leurs valeurs, leurs aspirations, leurs craintes ou encore leur rapport à la politique. Lire la suite »
Pas de commentaire »
Comment motiver et fidéliser une génération dont la perception de la réussite se situe à 88% dans les petits bonheurs quotidiens, à 83% dans le fait d’être personnellement épanoui et qui n’accorde que 4% d’importance au prestige professionnel ?
Il est des mauvaises questions qui engendrent de mauvaises réponses. Celle-ci en fait partie. En effet, l’objectif d’une entreprise n’est pas de « conserver » ses collaborateurs mais de mettre en place des processus qui favorisent l’implication et l’engagement de manière durable, ce qui est très différent.
Comme nous l’a fait remarquer un chef d’entreprise « Je ne vous demande pas comment garder les « boulets », ça je sais faire, mais plutôt comment éviter la fuite des talents ! ».
Contrairement à la fidélisation, l’engagement durable concilie le besoin de l’entreprise (performance) et de chaque salarié (épanouissement). Pour que cette implication dure dans le temps, cela nécessite 3 conditions :
- Donner du sens
- Partager des valeurs
- Eprouver du plaisir
Comprendre comme cela fonctionne
Un commentaire »
Petit rappel des articles de cette semaine sur la Génération Y.
Semaine marquée par plusieurs articles des Inrocks et la publication d’une enquête de PWC précisant que 3/4 des jeunes chercheurs d’emplois ayant du faire des concessions pour trouver un job.
Lundi
La génération Y prend le pouvoir aux inrocks : « Connecté, écouté…mais stagiaire » pourrait se résumer cet article sur ces Y qui se rendent indispensable dans les médias, la politique ou la com grâce à leur savoir-faire numérique. L’article incite plus particulièrement sur le coté « ultraconnectés » de ces « jeunes ». Juste pour mémoire, ce ne sont pas les seuls à être connectés…
Lire la suite »
Un commentaire »
Impossible d’échapper au buzz du moment sur la Génération Y qui marque une nouvelle étape dans l’intérêt porté à cette Génération/Culture. Cette fois-ci ce ne sont plus seulement les marketers, les managers, dirigeant ou professeurs qui sont concernés mais le grand public.
Que celui qui a dit « Comme quoi c’est vraiment la fin du monde » se dénonce.
Petit rappel des faits…
1993 : Arrivée du concept de Génération Y dans le marketing
Première utilisation du concept de Génération Y dans le magazine « Advertising Age » décrivant une nouvelle race de consommateurs qui répond bien aux marques, surtout si elles participent à rendre le monde meilleur, mais qui n’hésiteront cependant pas à la laisser tomber si elle devient trop chère. (lire le texte fondateur de la génération Y)
2003 : On en parle dans les entreprises
On commence à en parler dans le management et les Ressources Humaines avec la sortie de plusieurs ouvrages en français sur les jeunes et surtout la publication aux Etats-Unis de « Generation Why » de Eric Chester, livre fondateur de la compréhension de cette génération en termes Managerial.
2008 : Les profs sont à l’écoute et les écoles s’interrogent
En fait 2008 ne concerne pas seulement la génération Y ou les « étudiants consommateurs » mais l’arrivée des réseaux sociaux dans l’école et leur impact sur le statut du professeur et sa relation avec les étudiants. Voir à ce sujet notre article sur l’éducation de l’information à l’innovation.
Pas de commentaire »
« En finir avec la Machine à trier la jeunesse ! ». C’est ce dont Xavier Bertrand, ministre du Travail, et Vincent Peillon, chargé des questions scolaires dans l’équipe de François Hollande, débattront ce jeudi 19 janvier lors de ce colloque organisé par la Fondation ManpowerGroup pour l’emploi en partenariat avec Libération et l’ESCP Europe.
Autour des quatre auteurs de « La Machine à trier – Comment la France divise sa jeunesse », chefs de grandes entreprises, acteurs associatifs et jeunes de tous horizons seront là. Ce sera le moment d’interpeller les décideurs. Pour enrager, critiquer, éclairer, proposer, venez ! Des places sont évidemment réservées aux lecteurs et contributeurs de ce blog.
La thèse du livre : il n’y a pas « une jeunesse » qui serait « sacrifiée » mais 2 jeunesses : les diplômés s’en sortent, ceux sans diplôme sont victimes d’une « triple peine » (école élitiste qui les met de côté, marché du travail fermé aux non diplômés, système social qui ne les aide pas).
Lire la suite »
Pas de commentaire »
|