Femme et avenir organise une conférence sur ce thème à à la Maison des Associations de Neuilly-sur-Seine.
Elle sera co-animée par Marc Piévic et Christian Ganem de la Fondation Ostad Elahi – Ethique et Solidarité humaine - qui partageront leur réflexion sur la pratique éthique, aussi bien dans l’environnement familial qu’au sein de l’entreprise.
A ce titre, ils s’intéressent à la Génération Y qui, sur fond de changements permanents, chômage, crise, ascenseur social en panne, familles monoparentales, etc., remet en cause bien des modes de fonctionnement dans l’entreprise et au dehors.
Ce n’est pas nous qui le disons mais « Trop libre » le blog de Fondapol, la fondation pour l’innovation politique est un lieu de réflexion et de débat, cette Fondation s’attache à décrire et à comprendre la société française et européenne en devenir
Pour affirmer que l’un des enjeux forts de 2012 est l’intergénérationnel, l’article met en avant plusieurs les tendances démographiques et économiques : essor exponentiel du quatrième âge, départ massif en retraite des baby-boomers et relative abondance des classes jeunes, défavorisées dans la répartition actuelle des richesses et des opportunités. Il va jusqu’à positionner cette question intergénérationnelle comme « un défi civilisationnel »(sic) car « nous nous trouvons dans l’une de ces grandes périodes critiques de l’histoire, où le clivage habituel entre générations recouvre une véritable mutation de civilisation ». Le ton est donné, nous sommes tous sur le même bateau; il ne s’agit pas de jeune diplômé, de seniors ou même de « Jeniors » même de travailleurs en activité ou en recherche d’activité qui vont devoir faire face à un avenir qui n’est pour le moment pas vraiment annonciateur de bonnes nouvelles.
Mais avant de parler de grands défi, peut-être peut-on plus simplement comprendre que cette question générationnelle est importante car les dirigeants politiques et économiques ont pris conscience de l’importance du relais d’une génération à l’autre. Au niveau politique un pas a été franchi avec la fusion des responsabilités de l’éducation et de la jeunesse lors du dernier remaniement ministériel. Au niveau patronal, de plus en plus de dirigeants s’interrogent sur leur relation avec l’intégration des jeunes dans l’entreprise et la création de poste pour ces derniers comme le prouve l’initiative du MEDEF Auvergne.
Un rapide passage devant le clavier pour vous soumettre les questions de Yann qui est en Master Communication Marketing au sein de l’IAE de Grenoble en France s’intéresse à la génération »Y » en tant que cible de Communication. Que pensez-vous ?
La génération « Y » semble être une génération aspirationnelle pour le reste de la population, et plus que ça: on peut parler de génération prescriptrice, qui décide du succès ou non des marques. Les ‘Yers’ font et défont les tendances: qu’il s’agisse de mode, de technologies, de culture (je m’intéresse actuellement à la place des nouvelles « icônes populaires » que sont les Lady Gaga, Rihanna et Justin Bieber entre autres), tout ce qui fascine les « jeunes » semble ensuite être adopté par les segments tiers de population. Pensez-vous qu’il s’agit la d’une particularité des ‘Yers’, ou d’une caractéristique des jeunesses, de toutes époques?
(En fait, la question dissimulée ici est celle-ci: « Croyez-vous en mon point de vue sur le fait que la génération « Y » soit une génération prescriptrice? » )
On parle de plus en plus des paradoxes de la génération Y… Avant de vous les présenter, remontons un peu dans le temps et explorons quelques paradoxes de la génération Baby-boom :
COLLECTIVISTE / INDIVIDUALISTE
Cette génération est souvent décrite comme collectiviste. Elle met en avant l’esprit d’équipe, affiche un fort sentiment d’appartenance et privilégie les règles de vie de la communauté au détriment de la satisfaction de ses besoins personnels.
Etrange propos que celui-ci lorsque l’on constate que cette génération est à l’origine de la monté de l’individualisme, de la quête du plaisir et de l’épanouissement personnel. N’est-ce pas cette génération qui scandait, à l’été 1968 : « il est interdit d’interdire », « le patron a besoin de toi, tu n’as pas besoin de lui », « comment penser librement à l’ombre d’une chapelle ? » ou encore, excusez-nous mais c’est un fait historique, « j’emmerde la société et elle me le rend bien ».
Depuis plusieurs années, le concept de « Génération Y » fait couler beaucoup d’encre. Cette génération, récemment arrivée sur le marché du travail, parfois décrite comme le cauchemar des RH et des managers, semble être finalement le symbole des changements du monde de l’entreprise. Parlons de » Culture Y » plutôt que de nous focaliser sur un débat générationnel.
La génération Y, est-ce un thème qui est passé de mode aujourd’hui ?
Oui et non. C’est évident qu’il y a un peu un rejet à force d’en entendre parler de manière superficielle. Pourtant, si l’intérêt pour la Génération Y peut être considéré comme un effet de mode, – avertissement que j’avais lancé dès mon premier article à ce sujet dans Focus RH en 2006 – il y a de vrais enjeux pour les entreprises. Le souci c’est qu’on a tendance à tout mélanger et à utiliser ce concept à toutes les sauces.
C’est-à-dire ?
Selon les entreprises, il y a des niveaux de compréhension très différents sur cette problématique. Le premier niveau se base sur la vision purement démographique de la Génération Y : c’est-à-dire les gens nés entre telle ou telle année. C’est cette approche qui est dénoncée par certains experts qui cherchent à se faire un nom sur ce sujet. Il est temps d’ailleurs !
Autour d’un thème unique « Le bonheur », Joanna parcours, rencontre, analyse et partage.
Que ce soit avec son blog Moodstep dont l’ambition est d’explorer toutes les facettes du bonheur en allant à la rencontre de scientifiques, philosophes, économistes, psychologues et sociologues.
Que ce soit avec Happylab, l’association créée avec Benoit et Jessica, qui est dédiée à la collecte et à la diffusion des différentes expertises sur le bonheur en francophonie et qui organise le Forum Happylab qui s’est déroulé cette année à Paris avec entre autres intervenant Michel Vaujour. Un prochain forum sera organisé en octobre, nous en parlerons dès que le programme sera connu.
Génaro, créateur de narominded, Brand new media inspiration blog sur les Media Sociaux nous donnes ses réflexions sur la marque d’employeur et sa cible…La Génération…
Ayant travaillé quelques années en communication RH, j’ai vu émerger le concept de Génération Y au fur et à mesure des problèmes soulevés par l’intégration de cette génération dans l’entreprise. Que ce soit pour un recrutement ou pour la fidélisation d’un profil, il semblait évident que les comportements en entreprise des membres de cette génération étaient radicalement différents.
Le problème avec la génération Y
Récemment la Génération Y a été largement remise en cause par plusieurs articles de presse. Il est toujours intéressant de brûler les marronniers d’hier, ça réchauffe et ça remplit.
Je dois concéder avoir toujours eu un problème avec ce concept de « Génération »
• Peut-on décemment affirmer que TOUS les membres d’une génération ont les mêmes comportements. Cela relèverait presque de l’astrologie à grande échelle…
• Est-ce que les caractéristiques de la génération Y ne sont pas finalement celle de la jeunesse… Les jeunes populations ont souvent (toujours?) eu des comportements assez différents de leurs aînés.
Le sujet de la Génération Y fait encore couler beaucoup d’encre. Il faut reconnaître que ça fait un moment que le sujet tourne en rond à coup de copier-coller ! La plupart des articles évoquent encore et toujours le constat « Les Y sont … » et ne proposent pas beaucoup d’actions de mise à jour des organisations et des modes de management (…aux jeunes ? Non, pas tout à fait).
Heureusement qu’il y a de temps en temps des articles de consultants et de chercheurs qui nous expliquent que la Génération Y n’existe pas et que ce n’est qu’un mythe. Même si leurs motivations sont ambigües, car ils gagnent leur vie avec cette génération dont ils nient l’existence, ils ont le mérite de nous aider à prendre du recul sur ce sujet. Maintenant, il faut reconnaître que tout le monde à un avis sur la génération Y. Il y a d’ailleurs autant de définitions pour la présenter qu’il n’y en a pour les concepts de compétence, de talent, d’autorité ou de reconnaissance. Pour ne citer que ceux-là.
Et si finalement il n’y avait pas de définitions précise ? Et si plutôt il y avait des niveaux de compréhension différents et des angles d’approche distincts ? Et si c’était d’abord une prise de conscience qui dépendrait de notre relation avec ce sujet (je les encadre, je les élèves, je leur vend des trucs, etc.) et de notre niveau de compréhension de ce thème ?
Niveau 1 : C’est un âge
Je ne vais pas m’étendre sur les dates délimitant ce groupe sociologique et vous invite à lire l’article « La génération Y n’existe pas… MDR« .
La fondation ADN a choisi de consacrer un colloque, le 23 mais 2011, à la vie de la Génération Y, en réunissant les acteurs et les experts du monde de l’entreprise, pour tirer le portrait de cette génération si particulière.Pour comprendre surtout comment l’entreprise peut lui faire la place qui lui convient et inventer avec elle son avenir et ses nouveaux modèles de développement.
Venez nous rejoindre lundi prochain à 18h00 au théatre du vieux Colombier pour échanger autour de l’impact de la Génération Y dans le monde de l’entreprise.