41_buttonsLe « funemployement » (je cherche toujours un terme en français) est le style de vie de ceux qui ont plus de temps que d’argent. L’idée est mettre en avant les cotés positifs du chômage. Il y a encore peu de temps c’étaient plutôt les horaires à rallonge et le survinvestissement dans le boulot qui étaient à la mode, aujourd’hui, avec la crise peut être certains modèles sont à revoir ?

Ce funemployement n’a rien de nouveaux en France bien sur. Nous connaissons tous quelqu’un qui a fêté son licenciement en partant en vacances. C’est plus étonnant aux Etats-Unis où els allocations chômages ne permettent (ou ne permettaient pas) d’être difficile quand au choix de son prochain job. Certaines mauvaises langues pensent que ce nouveau comportement vient de la génération Y bien sur, mais qu’il est aussi un effet indésirable de la politique sociale de OBAMA. Suite à la création de l’American Recovery and Reinvestment Act, le temps maximum pour recevoir l’assurance chômage est de 79 semaines. En plus, les allocations ont été augentées de $450 à $475. C’est certes peu mais si vous n’avez pas d’enfants, pas de voiture, pas de prêt à rembourser et que vous êtes en santé vous disposez de $1900 par mois. Largement de quoi couvrir le logement en colocation, l’abonnement internet et les sorties.

Les adeptes du funemployment (en général des célibataires de 20 à 40 ans) ont juste envie de prendre du temps pour eux avant de réembaucher, Et surtout, ils aspirent à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. « No job, no problem » comme l’annonce les badges de Irina BLOK, elle même au chômage.

Ce phénornène en dit long sur l’évolution de la société américaine. et traduit un phênomène que nous connaissons en France (depuis toujours) : le rejet du monde de l’entreprise. Effet de la crise, le funemployment est il un remède à la morosité ambiante, une manière de dire que tout ne tourne pas autour de l’emploi et qu’il faut pas prendre les choses au tragique ? Oui, si vous n’avez pas une famille et risquez de perdre votre maison.