Ce n’est pas nous qui le disons mais « Trop libre » le blog de Fondapol, la fondation pour l’innovation politique est un lieu de réflexion et de débat, cette Fondation s’attache à décrire et à comprendre la société française et européenne en devenir

Pour affirmer que l’un des enjeux forts de 2012 est l’intergénérationnel,  l’article met en avant plusieurs les tendances démographiques et économiques : essor exponentiel du quatrième âge, départ massif en retraite des baby-boomers et relative abondance des classes jeunes, défavorisées dans la répartition actuelle des richesses et des opportunités. Il va jusqu’à positionner cette question intergénérationnelle comme « un défi civilisationnel »(sic) car « nous nous trouvons dans l’une de ces grandes périodes critiques de l’histoire, où le clivage habituel entre générations recouvre une véritable mutation de civilisation ». Le ton est donné, nous sommes tous sur le même bateau; il ne s’agit pas de jeune diplômé, de seniors ou même de « Jeniors » même de travailleurs en activité ou en recherche d’activité qui vont devoir faire face à un avenir qui n’est pour le moment pas vraiment annonciateur de bonnes nouvelles.

Mais avant de parler de grands défi, peut-être peut-on plus simplement comprendre que cette question générationnelle est importante car les dirigeants politiques et économiques ont pris conscience de l’importance du relais d’une génération à l’autre. Au niveau politique un pas a été franchi avec la fusion des responsabilités de l’éducation et de la jeunesse lors du dernier remaniement ministériel. Au niveau patronal, de plus en plus de dirigeants s’interrogent sur leur relation avec l’intégration des jeunes dans l’entreprise et la création de poste pour ces derniers comme le prouve l’initiative du MEDEF Auvergne.

Maintenant, parler d’intergénérationnel est certes une bonne initiative mais malheureusement la clé d’entrée n’est pas « intégrons les nouveaux entrants dans les décisions » ou  » Demandons leur de participer au débat sur le devenir du nucléaire, le poids de la dette, l’âge de la retraite ou la réforme fiscale sur l’héritage » ! La raison pour laquelle les politiques s’en intéressent reste l’angle de l’emploi et du report de la dette sur la prochaine génération. Quant aux entreprises, la clé d’entrée reste encore trop souvent : « Aidez moi à comprendre ces jeunes » sous entendu, « Leur comportement est problématique car il est différent du mien, ce qui a besoin d’être réparé ! »

Pour conclure, comme le dit avec humour Vincent Glad dans son article Je suis un enfant de la dette : » Franchement, je n’ai pas envie de payer, surtout que ça tombe super mal à quelques mois de la sortie de l’iPhone 5 ! »

Pour lire la suite sur le blog de Fondapol

Merci à Marc Raynaud pour avoir relayé cette information