«Il était une fois un peuple de grenouilles qui organisa un concours. L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour. Beaucoup de supporters se rassemblèrent pour voir la course et soutenir les participantes. Et la course commença. Mais personne n’y croyait vraiment. Une grenouille ça n’est pas fait pour grimper… aucune n’atteindra jamais la cime.

Les gens disaient : « Ce n’est pas la peine, elles n’y arriveront jamais ! »
Les grenouilles commencèrent à se résigner. Mais quelques unes continuaient…
Et les gens disaient encore : « Ce n’est pas la peine, elles n’y arriveront jamais ! »
Et les grenouilles petit à petit s’avouèrent vaincues. Il y en avait une qui insistait, insistait.
A la fin, il n’en resta qu’une qui avec un énorme effort, atteignit le haut de la tour.
Les autres voulurent savoir comment elle avait fait. Elles s’approchèrent pour le lui demander.
Et on découvrit… qu’elle… était SOURDE ! »
Qu’en déduire ?
Les anciennes générations reprochent souvent aux nouvelles de ne pas les écouter. Les Y, plus que les précédentes, ont la fâcheuse manie de n’en faire qu’à leur tête, entend-on souvent.
Peut-être tout simplement parce qu’elle ne se laisse pas influencer par les certitudes, les généralisations, les injonctions et qu’elle préfère penser et apprendre par elle-même ?
Peut-on leur en vouloir ? Au fond, n’avons-nous pas fait de même ? Et si ce n’est le cas, n’aurions-nous pas aimé le faire…
Il est une certitude, dans ce contexte de profondes mutations, d’évolutions et d’innovations permanentes, nous avons besoins de personnes qui s’avèrent sourdes aux interdits, aux visions pessimistes et qui osent dépasser les limites, sortir des sentiers battus…
Alors, peut-être aurions-nous intérêt de lâcher un peu prise là-dessus et de les laisser explorer de nouvelles pratiques et surtout de soutenir leur audace plutôt que de les jalouser ?