Snapz Pro XCapture010Après avoir eu son bac à 17 ans Mathilde est partie vivre un an en Norvège où elle a obtenu l’équivalent du bac Norvégien (ce qui ne lui sert pas à grand chose, précise-t-elle). Après un BTS Commerce International et une tentative de création d’entreprise dans l’importation, Mathilde reprend  les études. Elle obtient une licence Junior Manager d’Entreprise et d’un un diplôme de Responsable de Centre de Profit de l’lFAG en 2008. Aujourd’hui son poste en alternance au Parc des Expositions de Segré s’est transformé en CDI. Elle aime ce qu’elle fait dans son équipe de 3 personnes alors qu’on attendait d’elle qu’elle travaille plutôt dans une grande entreprise.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un mail de l’école de commerce de laquelle je suis diplômée m’invitant à une conférence sur la « génération Y ». Ce mail m’apprenait ainsi que j’étais une « Y »

Cet email contenait l’intitulé suivant :

« Face à l’arrivée de la Génération Y (les moins de 30 ans) sur le marché du travail, les managers des générations précédentes se grattent la tête avec consternation.
Comment gérer le manque de respect de ces jeunes pour la hiérarchie, les démissions sur le champ suite à une altercation, les absences injustifiées, leur implication aléatoire dans le travail… ? »… »

Non seulement j’étais une Y, mais en plus on me qualifiait d’irrespectueuse, d’instable et d’inadaptée ! Vexée, j’ai tout de suite réagit vivement à ce portrait peu flatteur (en laissant un commentaire signé « une Yer » sur ce blog) avant de décider d’approfondir  la question :  Mais qu’est ce donc exactement que cette génération Y ? Peut-on tous nous mettre dans des cases aussi facilement ?

Grace à plusieurs blogs consacrés à ce sujet, j’ai commencé à trouver des réponses, notamment une définition plus précise de ce qu’on appelle la Génération Y. Voilà dans l’ensemble ce que j’en ai compris :

  • Nous sommes nés avec une souris dans la main et  nous sommes accro aux nouvelles technologies

  • Nous sommes habitués à la rapidité du haut débit, tout dans la vie devrait aller aussi vite que l’envoi d’un SMS
  • Nous rejetons tous les codes de l’entreprises établis par les générations précédentes ( telles que les formules de politesses réduites à un « Cordialement », les horaires respectés uniquement quand nous le jugeons nécessaire, etc..) car nous considérons ces règles superflues, presque parasites
  • Notre bien-être et notre vie personnelle passent avant notre carrière, même si nous voulons tout de même qu’elle soit brillante et surtout lucrative
  • Nous cherchons à faire de nos collègues des amis, etc… La liste est longue.

Clichés! Me direz-vous ?

C’est aussi ce que j’ai pensé. Mais en y réfléchissant… Oui je me suis construite avec Internet, et nier que cela à changé notre mode de vie serait se voiler la face. Oui cela fait un an que je suis en poste et je trouve déjà le temps long. Oui j’ai besoin d’être heureuse dans mon travail et surtout d’aimer les gens avec qui je travaille. Et si je regarde autour de moi, je ne suis pas la seule.

En fait le cliché, ce n’est pas de dire que ma génération est comme ça, parce que dans sa grande majorité…elle est comme ça!

Le cliché c’est de croire qu’il n’y a que ça qui nous définit, que se sont ces seuls points qui suffisent à nous comprendre.

Le cliché c’est d’oublier que l’expérience personnelle, l’éducation, l’environnement, la famille, viennent s’ajouter aux traits communs de notre société pour faire de nous ce que nous sommes.

Cette culture commune, n’est que la terre sur laquelle nous nous construisons.