Un rapide passage devant le clavier pour vous soumettre les questions de Yann qui est en Master Communication Marketing au sein de l’IAE de Grenoble en France s’intéresse à la génération “Y” en tant que cible de Communication. Que pensez-vous ?

La génération “Y” semble être une génération aspirationnelle pour le reste de la population, et plus que ça: on peut parler de génération prescriptrice, qui décide du succès ou non des marques. Les ‘Yers’ font et défont les tendances: qu’il s’agisse de mode, de technologies, de culture (je m’intéresse actuellement à la place des nouvelles “icônes populaires” que sont les Lady Gaga, Rihanna et Justin Bieber entre autres), tout ce qui fascine les “jeunes” semble ensuite être adopté par les segments tiers de population.
Pensez-vous qu’il s’agit la d’une particularité des ‘Yers’, ou d’une caractéristique des jeunesses, de toutes époques?
(En fait, la question dissimulée ici est celle-ci: “Croyez-vous en mon point de vue sur le fait que la génération “Y” soit une génération prescriptrice?” )

Les individus de la génération “Y” ont des attentes particulières vis-à-vis des annonceurs aujourd’hui: immédiateté, identification, hypercompétence. Ils attendent aussi des marques une capacité de story-telling, du contenu expérientiel, etc.
Auriez-vous des ‘tips’ pour les communiquants s’adressant aux ‘Whyers’ aujourd’hui?

Jacques Séguéla parle de “Génération QE” (pour Quotient Emotionnel et par opposition au QI) pour faire référence aux dirigeants et managers du troisième millénaire; ceux capables de maîtriser leurs émotions et de les utiliser à bon escient dans leurs fonctions respectives.
La génération “Y” serait-elle la génération QE du côté consommateurs, dans le sens ou ils attendent des marques une part de contenu émotionnel et expérientiel, qui stimule leur affect plus que leur intellect?