Comment manager la génération Y ? La réponse habituelle à cette question se traduit invariablement par une liste d’attitudes et de bonnes pratiques que doit acquérir le manager pour s’adapter à la génération Y. Et la liste est de plus en plus longue : plus d’écoute, d’authenticité, de transparence, de reconnaissance, de tolérance, d’enthousiasme, de souplesse mais aussi plus de fermeté, de rigueur, de performance (parce qu’il faut quand même atteindre les objectifs !).

A croire que la qualité de la relation repose entièrement sur les épaules du manager. Et pourtant, le mot « relation » ne sous-tend-il pas qu’il faut être au moins deux ? Qu’en est-il du “Y” ? N’a-t-il une part de responsabilité dans la relation qu’il entretient avec son manager ?

Nous connaissons la liste des reproches formulés par les jeunes salariés envers leurs managers :
–      Ils ne nous écoutent pas
–      Ils sont réfractaires à ce que nous proposons
–      Ils ne nous reconnaissent pas

Nous avons également connaissance des reproches formulés par les managers concernant leurs jeunes collaborateurs :
–      Ils ne m’écoutent pas
–      Ils me font des propositions irréalistes et manquent de recul
–      Ils veulent tout, tout de suite, sans prendre le temps de faire leurs preuves

Que l’on soit salarié ou manager, la tendance naturelle est d’attribuer aux autres la responsabilité des difficultés de collaboration : « c’est pas moi, c’est l’autre ».

L’art de ne pas avoir toujours raison

La qualité de la relation entre 2 personnes dépend de l’attitude et du présupposé que chacun a de l’autre. On dénombre quatre positions :

Position 1 : j’ai raison et tu as tort, qui mène à la domination

Position 2 : j’ai tort et tu as raison, qui engendre la soumission

Position 3 : j’ai tort et tu as tort, qui abouti à la démission, entendez l’arrêt des échanges

Position 4 : je n’ai pas forcément raison et tu n’as pas forcément tort, qui déclenche le dialogue et la recherche d’un accord.

Le management 2.0 repose sur un principe fondamental : une collaboration positive et constructive nait de l’envie des parties qu’elle le soit.