« Peut-être qu’il y a 30 ans j’étais loyal et fidèle, comme vous l’évoquez dans votre description des générations, mais après deux plans sociaux, je peux vous dire que j’ai appris à ne compter que sur moi-même, je suis devenu très individualiste ».

L’approche traditionnelle en générations qui est la base du management intergénérationnel est une typologie. Cela signifie qu’elle classe des personnes dans des « boîtes » en fonction de leur appartenance à une cohorte démographique (visible à la couleur des cheveux sans doute) sans pour autant leur permettre d’en sortir. Vous êtes né en 1950, vous êtes un baby-boomer, vous avez eu la vie douce lorsque vous avez commencé à chercher un job durant cette période économique des « trente glorieuses »…point final !

Ceci n’intègre pas du tout l’une des particularités de l’être humain qui est de subir ou de s’adapter à l’évolution de son environnement.

Le modèle ne prend pas non plus en compte l’évolution des besoins et des motivations d’un être humain en fonction de son vécu (théorie d’A. Maslow par exemple, dépassée sans doute mais qui est pourtant un point de départ) et de son étape de vie (enfance, adolescence, adulte…).

A titre d’exemple, les baby-boomers, il y a quelques années qualifiés de « rigides », sont à présent perçus comme détendus et ouverts. Ce terme devient progressivement attribué aux « X ». Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ne sont pas encore arrivés au stade du besoin d’épanouissement évoqué dans la fameuse pyramide de Maslow.

Enseignement :

Le modèle doit prendre en compte le processus d’évolution et d’adaptation de l’être humain à son environnement.
Il doit également intégrer le principe d’évolution des besoins des personnes.


Lire la première partie : Un nouveau modèle de management intergenerationnel
Lire la seconde partie : Le classement des générations stéréotype

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