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Très intéressant article de Isabel Gutierrez sur les 20-25 ans souvent catalogués comme « Désabusés, sans idéaux ou matérialistes ».
A l’aube de leur vie professionnelle, les jeunes de 20 à 25 ans ne sont peut-être pas aussi enflammés qu’ont pu l’être leurs parents mais sont loin de correspondre au sombre tableau qu’on dresse parfois à leur propos. L’enquête d’Ipsos réalisée pour les vingt ans de La Tribune montre que la jeune génération, à peine entrée dans le monde du travail ou sur le point de le faire, se caractérise surtout par un fort pragmatisme mâtiné d’individualisme.
Conscients que le modèle social français traverse une crise, que le chômage est une donnée incontournable et la mondialisation un fait acquis, les jeunes de 20 à 25 ans n’en perdent pas pour autant leur confiance, mais semblent avoir relégué au rang de vestiges du passé les rêves de partage et de redistribution sociale de leurs aînés.
Tout en étant très confiants vis-à-vis de leur avenir professionnel dans l’absolu, les jeunes anticipent dans une proportion importante une période de chômage au cours de leur carrière.
Cette génération a été profondément marquée par le chômage, qui n’est pas seulement une donnée abrupte de l’économie mais leur apparaît comme une perspective personnelle totalement intégrée au sein de leur cursus professionnel. Pragmatiques face à la mondialisation et à un système social défaillant, ils chercheront alors des solutions individuelles.