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Un article paru récemment dans le magazine australien SmartCompany avec Roy Morgan Research and Dun & Bradstreet donne la parole à des chefs d’entreprises australiens travaillant au quotidien avec des jeunes diplômés.
Le verdict, car c’en est un, est sans appel. Pour 70% d’entre-eux, si les professionnels « Y » sont pleins d’énergie, ils sont très souvent décrits comme décevants, impatients, incompétents, illettrés et ne possèdant aucune connaissance du comportement a adopter en entreprise. Récit d’une incompréhension générationelle et culturelle.

Et il semble que les intéressés eux-mêmes ne se sentent pas concernés par l’incompréhension de leurs futurs/actuels employeurs alors qu’ils ont beaucoup à offrir. Presque 90% des sondés considèrent que les Y demandent plus de temps que les autres en management, gestion des carrières et qu’ils demandent plus souvent des augmentations de salaire. Ils sont aussi plus exigeants en aménagement du temps de travail, demandant d’avantage de temps libre pour étudier et de tutorat.

Alors. Pourquoi les entreprises du monde entier continuent elles de recruter ces post-ado? Après tout elles pourraient faire comme avec les X et leur casser les ailes… En réalité, la réponse est toute simple : LES ENTREPRISE N’ONT PAS LE CHOIX! Si en France nous devons y apporter un bémol car tous les secteurs de l’économie sont loin d’être en pénurie, pour les employeurs du monde anglophone : mieux vaut être mal accompagné que seul!

Mais bien sur comme dans toute enquête il n’y a pas que du mauvais bien sur. Indice qui indique l’incompréhension générationnelle : Les employeurs reconnaissent que les Y ont une compétence que les Baby-boomers n’ont pas : la connaissance de l’informatique. Comme s’ils réduisaient « le jeune » à des assistants/formateurs informatiques. Et ce, bien que 94% des employeurs disent que les Gen-Y sont demandant concernant les équipements technologiques.

Alors voici quelques conseils :
« Eviter les morveux Y »
Faire le bon choix dès le départ et ne les laissez pas devenir des « branleurs » précise le dirigeant d’une PME de Sydney « Let’s Launch ». Ils peuvent penser que tout leur est du. Ils ont grandis avec des parents cédant à tous leurs caprices. Ils pensent que c’est leur droit d’avoir ce qu’ils demandent. Ils sont directs et parfois naifs.

Parlez leur langue
Cet autre chef d’entreprise de 35 ans découvre que les attentes de ses jeunes salariés sont complètement différentes des siennes! Tant qu’ils sont intéressés tout va bien mais ils peuvent être distraits très rapidement. Ils veulent voir le résultats de leur travail immédiatement et en récolter les fruits instantanément ! Bon au moins ils comprennent les choses rapidement ainsi 10 heures de formation sont suffisantes ou il y a 10 ans il fallait une semaine. Par contre ils ne font pas attention au détail. Je peux mettre ce que je veux sur le tableau d’affichage, ils ne le liront pas. Par contre si j’envoie un SMS, tout le monde le lira. Nous utilons le même système pour le recrutement et proposons des places de cinéma à ceux qui nous aident à trouver des candidats.

Keep it fun
Les Y ont une culture parfaite pour une entreprise en croissance dans laquelle les descriptions de fonctions peuvent changer tous les jours. Ils faut simplement les informer de la stratégie de l’entreprise. Par contre c’est en phase de croisière que les choses commencent à se compliquer. Il devient difficile de garder leur intérêt sur des tâches commençant à être plus répétitive. Certains travaillent sur le lieu de travail en assurant que les bureaux soient clairs et lumineux. D’autres miseront sur les activités extra-professionnelles ou assureront des rotation de poste régulière en misant sur la flexibilité et la responsabilisation.