Bonjours à tous. Pour ce qui n’auraient pas lu ma bio, je suis l’heureuse et privilégiée stagiaire de l’équipe de Génération Y 2.0 depuis déjà 4 mois. Je suis actuellement en école de commerce (M1 pour les plus avertis) et je suis en train de faire mon stage de fin d’année chez LE consultant en gestion des talents. Je vais vous faire un petit récit de mes aventures, avec un point de vue Y, je vous prie.

Vous avez peut être pu lire sur le net d’autres récits de jeunes stagiaires motivées et enthousiastes, je pense notamment aux stagiaires de Assessfirst, mais bon comme on dit « quand on aime, on ne compte pas ! » Chaque expérience est différente et plusieurs points de vues valent mieux qu’un.

La recherche de stage…

Tout bon stage qui se respecte commence bien évidemment par… en trouver un ! Je ne sais pas si tous les étudiants sont comme moi, mais avant cette année, j’avais une idée bien arrêtée sur comment le trouver et aussi sur mes attentes et conditions.

Je résume : la fin des cours approchent, les partiels nous prennent tout notre rare temps libre et très peu d’entre nous ont la brillante idée de lancer leurs recherches avant la dite date. C’est ainsi que la plupart d’entre-nous se retrouvons pris au dépourvu. Nous devons alors faire appel à notre réseau (et n’écoutez pas les journaux, les Y n’ont pas des milliers de relations !) qui ne comprend pas que nous cherchons un stage pour la semaine suivante (et de surcroît lorsque l’on veut travailler dans une boite internationale).

Donc comment faire ? Et bien il ne nous reste plus qu’à nous lancer corps et âme sur les sites spécialisés, à envoyer une 50aine de CV en 48h tout en priant pour avoir des retours le plus rapidement possible (Oui, la Génération Y se vend pas mal de rêve…).

En tirant un bref bilan de cette expérience, je vous conseille de vous faire violence et d’essayer d’organiser les choses avant de vous retrouver, comme moi, au pied du mur. Bon, pas de stress non plus, j’était persuadée que, comme d’habitude, j’allais retomber sur mes pattes.

Or, coup de chance ou grâce à une lettre de motivation faisant transparaitre ma motivation la plus totale pour un job qui ressemble de près ou de loin a mes compétences…qui sait. Je reçois un appel de Benjamin dans la journée même pour me donner rendez-vous. Il me prévient qu’il y aurait juste un léger souci car le stage risque de se faire un peu lionne mon domicile. Oui, un autre souci d’envoyer moult CV c’est qu’on est incapable au premier coup de fil de se restituer la boite, le poste ou encore le lieu de travail de votre interlocuteur.  Lorsqu’il sentit une très légère inquiétude dans mon « Ahhhh ????» il me rassura en me donnant le nom d’un café situé à 2 minutes de chez moi et me précisa que son bureau était à 10 minutes de chez moi.

Quand je vous disais que la Génération Y retombée toujours sur ses pattes…  Et voilà stage trouvé !


Le premier jour

Le premier jour… un grand moment dans la vie d’un stagiaire… avec de vraies questions existentielles :

  • Comment dois-je m’habiller ?
  • Comment sont les locaux ?
  • Est-ce que je vais m’entendre avec tout le monde ?
  • Combien de temps pour la pause déj’ ?
  • Quels vont être mes horaires ?
  • Et pour les plus audacieux… Vais-je avoir des RTT ?

Pour ma part, j’y suis allée plus « relax », la question de la tenue vestimentaire avait déjà été abordée lors l’entretien (jean ok). Pour ce qui est de mes horaires : 10h à 18h ou plus selon les besoins avec 2 jours de RTT par semaine. Le samedi et le dimanche. Pour l’équipe, je me suis retrouvée être la plus jeune, mais je m’y attendais.

Une fois toutes ces questions réglées, vient le moment du « Mais que vais-je bien pouvoir faire ? » qui pour ma part est arrivée en seconde position après le « Mais consultant en gestion des talents, c’est quoi ? ». L’avantage de travailler pour des consultants en RH est que l’intégration est une vraie intégration. J’ai eu le droit à une journée de cours par les différents consultants Benjamin, Jocelyn, Francis,… sur le talent, la génération Y, les RH, l’intergénérationnel, la spirale dynamique, le métier de consultant,… Tout ce que je n’avais jamais pensé à demander sur le sujet.

Le premier jour est toujours un moment difficile, pour la plupart de mes stages précédents je ne voulais carrément plus y retourner… mais cette fois-ci j’avoue que j’avais j’allais attaquer mon 2ème jour, avec…plaisir. Ca restera entre nous, d’accord ?


La première « sortie en public

Les premières semaines défilent, je commence à prendre mes marques, à comprendre comment travaillent les consultants et à rentrer dans le sujet. Comme tout consultant qui se respecte, l’équipe de Génération Y 2.0 interviennent auprès de publics très divers (entreprises, chambres de commerce, mouvement patronaux, écoles, institutions, etc). Benjamin me propose de l’accompagner lors d’un déplacement  afin que je vois en « live » en quoi consiste son métier version « conférencier » car je m’aperçois que le métier de consultant demande d’être rédacteur, conseiller, pompier, designer graphique, commercial, manager et pleins d’autres rôles que je découvre. En plus Benjamin étant président ou associé dans d’autres entreprises les choses semblent un peu compliquées parfois.

Pour ne revenir à cette première sortie en public, quelques jours après mon intégration, je troque mon jeans pour une tenue plus « smart causal» et nous voilà partis pour mon premier « terrain ».

Nous arrivons devant le siège d’une grande banque & assurance. Il est midi, nous allons déjeuner avec l’organisatrice de cette intervention. Déjà impressionnée par la taille des lieux, je l’ai été encore plus lorsque nous avons fait irruption dans le réfectoire et que l’ensemble des yeux ce sont tournés sur nous. Nous accompagnions la DRH en fait. Je semblais être la seule impressionnée. Benjamin était calmement en train de discuter. Sans me laisser abattre, nous nous sommes ensuite rendus dans l’amphithéâtre pour la présentation. Après quelques minutes la salle pleine. 200 personnes à vu de nez. Je prends donc part à l’assemblée pour assister à ma première présentation.

C’est dans ce genre de situation qu’il faut mettre sa timidité de coté (n’étant pas de nature utra-timide j’ai relativement bien géré ma première sortie de stagiaire quand même), surtout lorsque en pleine présentation Benjamin fait une petite blague sur les manies des stagiaires et me prends à partie en racontant l’anecdote du stagiaire et du salaire « Anne m’a parlé salaire au bout de 10 minutes… ». Les moments de solitude du « stagiaire de consultant »

Il vient toujours un moment fatidique où, après une intervention, tout le monde se réunit autour d’un verre sans alcool pour échanger sur le thème qui a été évoqué. Et c’est dans ces moments,que nous nous souvenons de notre statut de « simple stagiaire ». Une certaine barrière s’installe entre les gens et vous. Petit à petit les personnes se rassemblent en groupes et en viennent à des discutions que nous, stagiaire, ne pouvons comprendre aussi facilement que « qu’est ce que tu as fait ce weekend ». Difficile de pouvoir créer un échange sur « Comment arriver à comprendre mes enfants qui sont en plein dans la Génération Y ». Je suis partie prenante comme on dit ! Heureusement, vous aurez toujours une ou deux personnes qui aurons le courage de vous demander si votre stage se passe bien… quelles études vous faites… qu’est ce que vous voulez faire après les études…pour en revenir leur sujet préféré: leurs enfants et se retourner vers une collègue pour de relancer le débat…

Je lance donc un appel : mesdames, messieurs n’ayez pas peur de nous faire participer, et n’hésitez pas à nous parler d’autres choses que « Que voudras tu faire quand tu seras grande ».


Ma première vraie intervention…

En tant que stagiaire de consultant et étant un fier élément représentatif de la Génération Y, il était donc dans l’ordre des choses d’intervenir au côté de Benjamin pour les briefs mais aussi l’ors d’une de ses interventions.

L’idée déjà lancée. Un beau matin Benjamin me dit que l’après-midi, je participerai à ses côtés à sa présentation pour le compte d’un grand groupe pharmaceutique devant 200 à 300 personnes.

Ma première réaction fut de dire « Ok cool » puis ensuite de penser « Très bien, mais au niveau de l’organisation… ça se passe comment ? ».

Je maitrisais dans les grandes lignes le sujet mais il fallait que je respecte le plan et que nous répartissions les parties. Pas membres de la Génération Y pour rien, en 15 minutes (car ce que j’ai oublié de vous dire c’est qu’il était 11h30 et que nous devions décoller à 12h) nous avons survolés les slikkes. J’ai pris quelques notes nerveusement et nous étions partis !

Arrivés sur les lieux, je vois la salle se remplir peu à peu… Moi le stress…. Jamais je ne…  et si pourtant me voilà partie. Benjamin débute la présentation, puis vient mon tour, petit à petit je prends de l’assurance (comme un diesel, faut se lancer). J’en profite pour glisser une blague (de stagiaire) en demandant à Benjamin l’autorisation de ne pas venir au travail le vendredi après-midi prétextant une affaires personnelle que j’avoue ensuite être (toujours sur scène, un micro à la main) un rendez-vous chez mon coiffeur. Rire de l’assistance et je vois que Benjamin se demande si je plaisantais ou pas. Ben non, je plaisantais pas.

Mais suis-je faite un métier d’orateur ??  L’ensemble de l’assemblée nous applaudit. Nous avons même droit aux félicitations du grand patron qui nous rejoint sur scène ! La Génération Y aime aussi les compliments et les éloges.

Baptême du feu réussi ! Il ne me reste plus qu’à réussir à dire « Génération Y deux point zéro bonjour » au téléphone sans me tromper. 🙂

A suivre …