Pourquoi certaines personnes ont le sentiment d’être nées sous une bonne étoile et d’autres ont la certitude d’être maudits des Dieux ? La chance est-elle le fruit du hasard ou est-elle une capacité ?

Le professeur Richard Wiseman, docteur anglais en psychologie s’est intéressé pendant des années au facteur chance. Selon les résultats de ses travaux, la chance n’est en rien une bénédiction mais une réelle capacité qui se travaille et se développe, au même titre que d’autres capacités cognitives ou relationnelles.

Petit rappel avant de présenter ces travaux : La notion de génération fait référence à un système de valeurs, à des modes de pensée, à des ressentis et des comportements communs et partagés, et non à une tranche d’âge.

Principe 3 : NOURRIR SES AMBITIONS ET SES REVES

La fatalité n’existe pas. Ce principe repose sur la croyance que tout est possible dans la vie, qu’il suffit de définir un projet de vie, d’identifier les moyens pour le réaliser et de passer à l’acte pour rendre ses rêves et ses ambitions réelles, en s’ajustant et s’adaptant si nécessaire (principe de réalité).


CROIRE EN SON PROJET DE VIE (SES REVES)

C’est-à-dire, considérer que tout est possible

La génération Y bénéficie des apports de la « pensée positive ». Elle a pu observer que tout est possible à qui y croit et sait s’y prendre. Les « nouveaux riches », les créateurs d’entreprise ne sont plus forcément des élites, des énarques, des X, des mines… la société au sein de laquelle grandit la génération Y est porteuse d’espoir sur la capacité de chacun à accéder à son bonheur.

Elle sait qu’il appartient de croire que sa vie sera un échec comme elle peut a contrario croire qu’elle sera épanouissante. Elle se nourrit d’exemples réels, de conseils qu’elle glane ici et là, sur internet, dans des magasines spécialisés…


AGIR ET PERSEVERER

C’est-à-dire, faire preuve de souplesse et de persévérance

« Tout vient à point à qui sait attendre » adoptée par les générations précédentes a montré ses limites, car attendre c’est se priver du bonheur pendant le temps d’attente. La génération Y l’a bien compris, elle veut être heureuse tout de suite !

Comme nous l’avons évoqué dans notre article sur la motivation, le plus important pour cette génération est de se donner les moyens de satisfaire ses besoins. Le bonheur ne vient pas du dehors, affirment les psychothérapeutes et les philosophes, il vient avant tout et surtout de l’intérieur de soi.

Pensez-vous que le coaching soit un phénomène de mode ? Comment expliquer l’augmentation du recours à cet accompagnement ? Peut-être parce que, bien qu’il soit important de comprendre pour quelles raisons une personne n’est pas épanouie (principe de la thérapie qui va explorer le passé pour expliquer le présent) cela n’est pas toujours nécessaire.

En revanche, il est une certitude pour cette génération : le bonheur ne vient pas tout seul, il faut le provoquer ! Et c’est dans l’action que la personne crée les conditions de son bien-être. C’est sans doute sur la base de ce constat qu’elle désire se faire accompagner pour identifier les actions à poser qui lui permettront d’atteindre ses rêves.

L’expérience lui a également démontré que tout ne marche pas du premier coup. Contrairement aux générations précédentes qui étaient avides de trouver LA bonne solution, LE bon chemin de son épanouissement, cette génération a compris qu’il est nécessaire d’explorer plusieurs pistes, d’expérimenter plusieurs solutions par l’action, qu’en cas d’échec, il ne faut pas renoncer, qu’il faut en comprendre les raisons et essayer autre chose, fort de cette expérience.


S’ATTENDRE A AVOIR DES RELATIONS FRUCTUEUSES AVEC LES AUTRES

C’est-à-dire se montrer ouvert et chaleureux vis-à-vis des  autres

Il s’agit ici de la manière dont les gens chanceux se comportent avec les autres. Comme ils s’attendent à faire des rencontres fructueuses et enrichissantes, ils ont un comportement accueillant, bienveillant et « souriant », ce qui génère de la sympathie et l’envie chez les autres d’entrer en relation avec eux.

La culture Y s’est ouverte sur le monde. Elle a eu accès aux différences. Différences de points de vue, différences de personnalités… Elle s’est émancipée des modèles unique, a intégré la diversité, la mixité. Pour elle, s’il est évident qu’il n’est pas obligé de toujours être d’accord, il est cependant important de comprendre et de respecter les différences.

Les différentes méthodes de communication enseignées dans la gestion des tensions, telles que l’écoute active, le langage de la paix, la relation émotionnelle sont autant d’approches qui permettent d’accepter les différences et de construire des relations harmonieuses, constructives et efficaces dans le respect de son identité et de celles des autres (principe d’assertivité). « Il y a toujours à apprendre des autres », que ce soit dans le négatif (ce qu’il ne faut pas être/faire) ou le positif (ce qu’il faut être/faire).

Ce mode de pensée est radicalement différent des autres générations, concentrées principalement sur ce qu’ils devaient faire, que ce soit pour être respectables ou performants. La génération a intégré que le monde est loin d’être parfait, que commettre des erreurs, rencontrer des échecs fait partie de l’apprentissage de la vie, et certainement un chemin incontournable d’accéder à son bien-être.

Alors que la génération X est plutôt individualiste, la génération Y est communautaire. Elle considère important de vivre en harmonie avec les autres. Tout le monde y a intérêt. La recherche de consensus est plus importante que l’atteinte de son objectif personnel (d’ailleurs l’un n’empêche pas l’autre pour elle). Chacun peut apporter à l’autre. Ce simple mode de pensée modifie la nature des relations humaines.


Le principe 1 : Tirer le maximum des occasions fortuites

Le principe 2 : Développer son intuition