Néo est peut être camerounais mais il ne se souvient plus. Africain sans terre vivant entre Paris, Londres et Yaoundé, il se présente comme un philosophe raté, un poète et un entrepreneur idéaliste.
Il partage avec nous ses pensées et son expérience d’étudiant à Paris avec son carnet d’un étudiant exilé en Europe. Néo d’est penché sur sa génération dans un article positif qui ouvre à la réflexion. Le premier d’une longue série espérons le .
Il nous présente une nouvelle génération d’africains qui est en train d’émerger, actrice d’un changement positif et d’une rupture profonde sur le continent. Différente par son esprit de liberté, différente par les événements qu’elle a vécue, différente par sa distance avec le colonialisme, …
Vous avez certainement entendu parlé de la compétition “the best job in the world” lancé par l’office du Tourisme du Queensland, pour promouvoir mon pays natal. Si vous étiez sur la lune ces dernières semaines vous obtiendrez des infos sur le boulevard de l’info ou directement à la source .
Au delà du Buzz créé avec 300.000 visiteurs par jour dès le deuxième jour et plus de 34 000 postulants du monde entier. Au delà de l’opération de séduction que le Queensland est en train de mener pour redorer son image. (J’aurai tellement d’histoires à vous raconter impliquant des requins curieux, des Méduses mortelles ou des crocodiles affamés).
Pour obtenir un interview il était demandé aux candidats non pas d’envoyer lettre de motivation ni de CV mais une vidéo de 60 secondes pour présenter pourquoi le candidat devait être sélectionné. Vous pouvez voir les candidats retenus sur le site du concours.
Les organisateurs vont en choisir 10, plus un supplémentaire sur l’avis des visiteurs du site.
Certains profils sont vraiment excellents et atteignent le but fixé : Obtenir une interview en 1 minute ! Lire la suite »
Les chiffres sont soigneusement ignorés ou minimisés – par les politiques et par la presse. Pourtant la réalité concrète se vit chaque jour : un nombre de plus en plus grand de jeunes Français quittent la France.
Selon l’enquête du sénat le nombre de français (inscris à l’ambassade) augmente de 8% par an pour avoit atteint 1 298 302 en 2007 . Pourtant à en lire les chiffres officiels
ce chiffre a diminué par rapport à 2006. Alors, les français restent-ils en France?
Que nenni !
La réalité est bien différente. La méthode de comptage est complètement obsolète ! Elle provient des ambassades.
Voici par exemple le formulaire à remplir pour s’inscrire à l’ambassade de France en Australie . n’oubliez pas le certificat de nationalité française ou votre acte de naissance, les 2 photos d’identité, votre preuve de domicile…
Maintenant imaginez que vous soyez un Australien expatrié souhaitant être référencé en France . Tout est en ligne! 5 minutes Top chrono Lire la suite »
Un candidat vient en entretien avec ses parents. Les questions qu’il posent sont essentiellement orientée formation et remuneration. Il y a de fortes chances que votre candidat soit chinois !
Si à Sydney je recevais de plus en plus fréquemment d’appels de parents inquiets du résultat de l’entretien d’embauche que leur progéniture, aucun n’est encore venu directement avec ses parents !
Ce qui semble arriver fréquemment en Chine où jusqu’à l’âge de 30 ans les candidats peuvent être accompagnés de leur parents. Les liens familiaux sont tels que les parents ont leur mot à dire dans les décisions concernant la carrière de leurs enfants. Est-ce si différent en France ?
La communication indirecte fait aussi partie de la culture chinoise. Le recruteur doit s’attendre à devoir poser beaucoup de question pour aider le candidat à se confier. La retenue étant de mise. La aussi, le manque de confiance en eux de beaucoup de jeunes français laissent à penser que les choses ne sont peux âtre pas aussi inaccessibles en Chine.
Concernant les attentes professionnelles, il n’y a finalement pas tant de différences avec les attentes de notre génération Y européenne. L’offre d’employeur devra pouvoir répondre aux attentes en matière de promotion et d’avancement salarial. Sans aller jusqu’à inventer de nouveaux titres plus ronflant les uns que les autres, il faudra peut être réviser ses attentes de fidélisation. Les employeurs doivent commencer à considérer la carrière du salariés dans sa globalité et non pas seulement le temps passé dans leur entreprise. Pour cela d’énormes efforts doivent être fait pour rester en contact avec les anciens. Si L’oréal et p&G le font depuis toujours, les PME devront aussi créer leur réseau « d’anciens »
UPS ne serait rien sans ses collaborateurs “marron” qui conduisent chaque jour partout dans le monde leurs camions marrons. La machine à former des conducteurs était très bien huilée. Sessions de formation, procédures en 12 étapes et bible de “340 methods” au rdv. Et ça marchait puisque la performance de conducteurs visible des clients était elle aussi au rdv . Le “Time to competency” était donc optimisé malgré la montée en puissance d’outils de travail plus complexes.
Mais en 2003, les indicateurs de performance ont connu une sérieuse alerte : la machine à fabriquer les talents ne fonctionnait pas pour la génération Y ! Le délai de montée en autonomie des nouveaux conducteurs s’est fortement dégradé : au lieu des 30 jours nécessaires en moyenne, 90 à 180 jours étaient requis pour les plus jeunes. La generation Y des conducteurs représentant 60% des effectifs à temps partiel … imaginez l’impact sur le business !
Branle bas de combat, UPS devait gagner cette bataille des talents à tout prix. Après une analyse poussée de la génération Y et des approches de formation, UPS a créé trois choses fantastiques à méditer par toutes les entreprises qui ont des métiers opérationnels :
Depuis 10 ans chez L’Oréal, François de Wazières est aujourd’hui à la tête de la Direction Internationale du Recrutement. Après 4 ans en tant que DRH Europe de la Division Produit de Luxe, son parcours international l’a mené 2 ans au Mexique avant de devenir vice-président du recrutement stratégique et de la gestion des carrières à New-York.
François nous explique ses responsabilités pour coller aux attentes de la génération Y :
« Aujourd’hui L’Oréal se trouve face à 3 enjeux :
Métier : Nous devons soutenir le développement de nos compétences dans de nombreux domaines tels que la vente (Sell-out), le marketing centré client (Customer Centric Marketing) ou le marketing viral par exemple.Ressources : Pour nous la guerre des talents n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité quotidienne. Je prends seulement un chiffre pour l’illustrer : on sait déjà que d’ici 2010, les USA seront en pénurie de 10 millions de personnes (Source : Bureau of Labor Statistics) Générationnel : Une nouvelle génération arrive sur le marché du travail avec des attentes différentes. Oui, la « Y » pour ne pas la nommer.
Notre relation avec la génération Y commence très tôt.
Le développement de l’image d’employeur de l’Oréal en terme marketing et stratégique prend en compte ces 3 enjeux. Ce qui passe par le renforcement de notre relation avec les campus, universités et écoles. Nous avons une relation forte et durable avec 200 campus et universités à travers le monde grâce à nos « business games » et « business cases ». Lire la suite »
On en peut pas dire que la NASA soit connue pour être jeune et branchée mais cela pourrait évoluer avec un groupe de jeunes salariés qui souhaitent faire bouger les choses de l’intérieur.
Dans le slideshow présenté ci-dessous, ils tentent de prévenir que l’agence spatiale, par ses pratiques de management (top-down) et sa communication, est en train de devenir décalée par rapport aux attentes des jeunes générations et que l’agence est en train de perdre le contact avec le public au risque de devenir inutile (39% des 18-24 estiment que rien d’utile n’est sorti de la NASA).
Comme ils le précisent, si le premier homme sur la lune a été une événement historique, il ne représente pas grand chose pour la jeune génération actuelle. En tant que membre de cette génération et ayant passé pas mal de temps aux Etats Unis, je pense qu’effectivement la NASA n’inspire plus les vocations et ne fait plus rêver. Lire la suite »
Une enquête “Beyond Google : How do students conduct academic research ? “coupe court à la rumeur selon laquelle les étudiants se contentent de faire du copié/collé d’informations glanés sur internet pour leurs devoirs. Enfin en tout cas concernant les 3800 élèves d’un collège catholique californien. Dévoilé en juillet cette étude a analysé les méthodes de recherche des étudiants. Contre toute attente ils n’utilisent pas internet comme première source d’information.
Selon cette étude les étudiants commencent d’abord par utiliser les documents à leur immédiate disposition c’est à dire leurs cours (40%) et la bibliothèque en ligne (23%). Dans les moyens les moins utilisés on trouve 1% des élèves ayant acheté un livre, 3% utilisant Wikipedia et 12% se renseignent auprès de leur professeur.
Choses importantes ils préfèrent utiliser un moteur de recherche type Google ou Yahoo que d’utiliser le contenu d’un blogs ou de wikipedia qui n’est pas jugé d’une qualité suffisante pour être utilisé en devoir.
Mais cette étude est plus large et prend en compte l’ensemble des comportements des étudiants face à une recherche à effectuer pour un travail à rendre.
Ainsi 73% avouent avoir du mal à se mettre au travail et reporter au lendemain le travail à faire. Plusieurs raisons sont avancées :
Pour 85% des étudiants c’est d’abord de la faute des professeurs eux-mêmes qui ne donnent pas de directives suffisamment claires.
Pour 60%, ils ont du mal à faire le tri dans la pléthore d’information dont ils ont à leur disposition (60% des étudiants interrogés). C’est ce trop d’information qui tue l’information qui pousse les étudiants
Dans les demandes d’assistance recencées :
82% souhaiteraient pouvoir remettre un brouillon au professeur afin d ‘avoir son avis avant de rendre le devoir final,
68% apprécieraient un rendez-vous personnalisé avec le bibliothécaire pour réduire le champs des recherches,
72% aimeraient pouvoir recevoir un suivi pédagogique de leur professeur sur les méthodes de recherche.
Finalement cette génération ‘utilisateurs préfèrent utiliser le net pour chatter, télécharger ou alimenter leur blog.
Premier ouvrage en anglais traitant de la Génération Y dans ce qui promet de devenir prochainement la première puissance mondiale, le premier des pays anglophones et qui a plus d’enfants surdoués que les USA ont d’enfants : La chine.
Rebelles, ouverts, agressifs, amateurs de musique électro, avant-garde et cheveux teints. Voilà ce qui pourrait simplement décrire la génération Y chinoise. Cette génération décrite à travers le monde comme indépendante, inventive et connectée. Les occidentaux ne sont pas les seuls à souhaiter être libre de leur choix, avoir le dernier et le meilleur car la règle s’applique aussi aux jeunes chinois.
Cette génération aussi a grandi avec les incessants changements technologiques qui ont rendus les codes de communications, de travail et de formation obsolètes.
Deux ouvrages ont été publiés sur les jeunes en Chine.
Le premier par un professeur de l’académie des sciences sociales de Liaoning, Wu bing, qui a écrit ‘Generation Y in My Home’ – la génération Y chez moi. Il décrit la bataille entre lui et son fils Wu Ameng qui reflète le désaccord ambiant et constant entre les ados de la génération Y et leurs parents.
Wu Ameng s’est rendu au Canada pour étudier pour 1 an. A son retour ses parents ont retrouvé… un étranger. Les cheveux teint en jaune et violet ! Un gateau d’anniversaire comme le décrira son père. Essayez de vous mettre à la place du père, professeur d’état, se retrouver face à son fils à l’oreille percé 4 fois et tatoué.
Difficile de comprendre que les valeurs dans lesquelles ils ont grandis et les modes d’apprentissage qu’ils ont toujours connu sont devenus soudainement obsolètes. Cette génération connectée quii profite de l’ouverture de la chine pousse à un changement social et un conflit ouvert entre les générations.
Si ce fossé entre générations est inévitable dans le monde entier, le cas de la Chine et des pays en voie de développement est particulier puisque qu’il reste une grande partie de la population qui n’a jamais donné un coup de téléphone. Mais le “mal” est fait. Les jeunes ayant accès à l’information, à Youtub, à myspace ou pouvant étudier à l’étranger ne souhaitent pas se laisse dire quoi penser.
Le deuxième ouvrage a été écrit en 2005 par Michael Stanat , qui avait 17 ans à l’époque, cet ouvrage décrit la vie de plusieurs membres de cette génération de 200 millions de personnes qui découvrent la loi du marché et du capitalisme. Partant des clichés que peuvent avoir les américains sur le “reste du monde” Michael s’intéresse aux jeunes de son âge.
Avec le 15 août dans quelques jours aujourd’hui c’est récréation. Voici quelques vidéos de la vie professionnelles mettant en scène des jeunes à travers le monde.
Singapore
My job is stupid
My days a bore
Inside this office
From 8 to 4
Nothing’s never happens
My life is pretty bland
Pretending that I’m working
Pray I don’t get canned
My cubicle, my cubicle,
It’s one of 60 – 2
It’s my small place in a crowded place
Just a 6X6 board room
and I hate it, that’s the truth
…
Refus de la com de AREVA de répondre à une interview pour un blog "personnel" qui n'a pas "50 000 lecteurs". Bienvenu dans 21e siècle "2.0". 3 days ago